Alice au pays des Nigelles

Alice range son grenier.

Elle tombe sur un vieux numéro de Courrier international.

En 2008-09 l’OMS et le Conseil Economique et Social des Nations Unies ont martelé : 

Il est impossible d’envisager un progrès de la santé de l’humanité sans une prise de conscience de la richesse des pratiques traditionnelles de soin ! 

On y décrit un « monde d’après » où les chercheurs académiques auront vérifié les vertus des 22 mille types de plantes utilisées par les guérisseurs traditionnels.

L’article esquisse un monde d’aujourd’hui où les médecins-près-des-Indiens guérissent des Occidentaux avec les plantes anti-tumeurs utilisées par les Amérindiens.

On y raconte la Nigelle, la plante miraculeuse dont on parle déjà dans la Bible/Torah.

Alice est concernée, très concernée.

Alice a une grande famille.

Alice a eu des métiers où elle a rencontré beaucoup de monde.

Alice est militante, son carnet d’adresse est bien plein. 

Dans sa famille, ses proches, ses voisins, ses collègues, Alice a vu partir des jeunes et des moins jeunes, avec toujours le même diagnostic, ce putain de crabe.

Depuis quelques jours, Alice attend le résultat de la biopsie, de sa biopsie.

Elle redescend du grenier.

Message sur son répondeur :

Ici le Professeur D., la biopsie montre des cellules de XXX (nom compliqué d’un type de tumeur). Je vous donne les coordonnées d’un chirurgien.

Alice n’est pas surprise par la nouvelle.

Il est évident que ce truc qui lui mange les paupières depuis quelques temps ne peut pas être un truc bénin.

Alice n’est pas – non plus – surprise d’avoir la « nouvelle » sur son répondeur.

Le vieux Professeur D. a compris qu’elle connait la nature de son mal, que la nouvelle donnée par la biopsie n’est pas du tout une nouvelle pour Alice.

Quelques jours plus tôt, pendant la consultation, Alice ne dit rien au toubib.

Ni la tumeur qui a tué le père de son père trop jeune.

Ni celle qui a rongé la mère de sa mère. 

Ni ses recherches sur les approches « naturelles » pour tuer les cellules malignes.

Ni les contacts qu’elle a commencé à prendre.
Ni les premières mesures qu’elle a commencé à mettre en place.

Alice n’a rien dit de sa démarche « à côté » mais, en écoutant le message, elle comprend que tout cela a déteint sur son comportement.

Que le vieux Professeur a deviné.

Que le vieux Professeur sait qu’elle ne va pas se faire enlever les paupières mais guérir par un autre moyen.

Mais il est obligé de suivre le protocole, de donner les coordonnées d’un chirurgien.

Tout en sachant qu’Alice ne prendra pas de rendez-vous.

Alice esquisse un sourire en pensant au vieux Professeur.

Ce n’est peut-être pas par hasard si, dans la famille d’Alice, quelques-uns ont choisi le métier de médecin, d’infirmière, etc.

Ou bien ont épousé un soignant, une soignante.

Le spectre du crabe plane au dessus d’eux tous. 

Francis – le frère d’Alice qui habite Strasbourg – a épousé Greta, une Allemande qui a un diplôme de Heilpraktiker – de guérisseur officiel – pour la santé somatique.

De l’autre côté du Rhin, en face de Strasbourg, Greta travaille avec Helmut qui est Heilpraktiker pour la santé mentale.

Dans leur cabinet, ils pratiquent une polythérapie raisonnée qui accompagne le patient dans toutes les dimensions de sa santé : physique, émotionnelle, spirituelle et géobiologique.

Ils accompagnent pas mal de guérisons de cas graves.

Les derniers cas racontés par Greta concernent un lymphome de la tête, une tumeur au poumon ou des métastases à la colonne vertébrale.

Les clients de Greta sont essentiellement des « condamnés par la médecine ».

Quand ils arrivent au cabinet …

… l’un a une tumeur inopérable parce que faiblesse cardiaque, l’autre parce qu’organe vital touché – pancréas, le troisième parce que trop de métastases, le quatrième a une tumeur inaccessible à la chimiothérapie, le cinquième a une leucémie.

Greta et Helmut travaillent en synergie avec Adèle, un médecin Français qui exerce à Bâle.

Alice lui rend visite.

Adèle explique :

Quand tu parles de ton « truc aux paupières » tu es déjà sur le bon chemin. Le mot officiel de La Ligue etc. est un mot qui terrorise les gens. Je ne l’emploie jamais.
Je parle de « 
lutte contre les cellules malignes. »

Je parle aussi de « petites bêtes » parce que ce ne sont rien d’autre que des petites bêtes qu’il faut éliminer !

Tout à fait ! D’ailleurs, sous le microscope, on voit le globule tueur qui zigouille la cellule maligne.

Quand j’ai découvert les techniques de visualisation de Simonton ou de Rossi c’est ce qu’on m’a appris : visualiser les globules qui éliminent les cellules malignes.

Et c’est de qui se passe. Par la pensée on augmente l’activité des globules blancs.

Et si l’on raconte ça en France on se fait traiter de cinglé.

S’il y a quelques milliers de médecins Français qui exercent hors de France, ce n’est peut-être pas par hasard …

Oui, l’exception française ! Les universitaires d’Amérique et d’ailleurs sont des nuls, comme Black en 1963 !

Dis-moi Alice, éventuellement tu en connais autant que moi sur ce sujet.

C’est vrai que j’ai énormément lu …
Etant donné les tumeurs qu’il y avait eu dans la famille, j’étais sûre que j’aurai ça à gérer un jour. 

En plus tu es bilingue et toutes les publications sont en anglais.

C’est sûr !

Alors je fais quoi pour toi ?

J’ai rédigé mon plan d’action et je voudrais qu’on le vérifie ensemble.

Tu me montres ça ? 

Alice lui tend une feuille de papier.

C’est intéressant parce que ce ne sont pas nécessairement les plantes que je t’aurais prescrites mais on retrouve les grandes fonctions : booster l’organisme en général, booster les globules tueurs, favoriser le suicide des cellules malignes, les empoisonner sans empoisonner les bonnes cellules, régler les problèmes infectieux.

Oui, c’est comme cela que j’ai raisonné.

Ça se voit. Et puis tu n’oublies pas les minéraux, les ferments lactiques, les vitamines.

Que de compliments !

On voit que tu as bossé ton sujet.

Des remarques quand même ?

Tu as la main un peu lourde sur les enzymes, moi j’alternerais.

Je retiens ta proposition. J’ai mis ça en place tout depuis un mois, mon idée c’est de le faire pendant trois mois et d’ajuster après.

Pourquoi pas.

Pour l’alimentation, j’ai lu Seignalet et Béliveau et j’ai fait ma sauce.

Parfait : il faut que tu sois rigoureuse sur les trois tueurs blancs.

Lait, sucre raffiné, blé, bien sûr !

Tu as pensé à l’argent colloïdal et au silicium ?

Oui, j’ai oublié sur le tableau, je les applique en local avec la nigelle et la vitamine D.

Ensemble ?

Là … j’angoisse … en fait je mets quelques jours ensemble et quelques jours séparés.

Tu as raison, on ne sait pas quel est le meilleur choix. 

Pendant neuf mois, Alice se tient rigoureusement aux grandes lignes de son projet.

Elle fait quelques petits ajustements.

Petit à petit, avec une lenteur exaspérante, elle voit diminuer les tumeurs sur ses paupières.

A gauche, le nettoyage complet se fait. Il faut encore patienter pour la droite.

C’était il y a onze ans, les cellules malignes ne sont pas revenues. 

Cette fiction concentre les points importants du Manuel de lutte contre les cellules malignes

Toute l’information sur la lutte contre la cinquième pandémie – avec la bibliographie, etc.