Requiem pour Luigi

Illustration : Luigi aurait voulu qu’on sauve des patients avec la Médecine intégrée cartésienne

Été 2023.
J’écris ce texte comme introduction à un document de 100 pages.
Comme il me semble bien résumer la situation, j’ai envie de le partager ici.
***

À l’université, à l’hôpital et ailleurs, mes maîtres m’ont enseigné :
Raconte une histoire ! 

Il y a peu, je suis à Lyon Part-Dieu et j’attends le train pour Avignon.
Le TER est en retard.
Je me trouve à échanger quelques mots avec un grand gars.
– Je m’appelle Camille. me dit-il.

Je lui parle du génie des Avignonnais qui, en 1884, ont su se protéger du choléra tandis que Marseillais et Toulonnais pleuraient leurs morts.
Je lui raconte les sorcières du Ventoux et leurs plantes tueuses de bactéries cholériques.
Tueuses de bien d’autres agents infectieux.

Camille semble intéressé.
Il me demande l’adresse du site en ligne où je parle des plantes tueuses.
Et des plantes qui sauvent … Agora mundi.

Le train arrive, je salue mon interlocuteur et me faufile pour attraper une place assise.
Finalement, il n’y a pas tant de monde que cela et Camille me rejoint.
Je lui raconte que j’ai été, pendant un dizaine d’années, formateur dans les hôpitaux de France et de Navarre.

– Formateur en quoi ? me demande Camille.
– En l’art de survivre dans une institution hospitalière que Monsieur Castex va bientôt transformer en enfer.
– Je vois ! Je suis interne en médecine et je viens d’enterrer mon collègue et ami Luigi.
– Condoléances !
– Luigi s’est suicidé …
– Un sénateur parle de 10 à 20 suicides par an.
– Oui ! Et bonne nouvelle ! Pour qu’on ne se suicide pas, ils vont nous donner une prime.
– J’ai vu, c’est la solution du Ministère de la Santé.
– C’est pas une prime qui aurait sauvé Luigi.
– Le Ministère a aussi parlé de mieux vous former …
– Sauf qu’on refuse de nous former à ce qui nous intéresse !!! Nous former à ce qui nous permettrait de sauver + de vies !
– Luigi connaissait le rapport O’Neill de 2016 ?
– Oui ! Il était bilingue !
– C’est fou, le rapport O’Neill – fondamental sur les bactéries qui se moquent des antibiotiques – n’a pas été traduit en français !!!
– Luigi, ça le rendait fou ! Il voulait être formé à vraiment sauver les gens, le plus possible de gens !

– En 2018, j’ai découvert le scandale de la phagothérapie.
– C’est l’un des trucs qui a démoli Luigi. Voir les gens mourir, être amputés ou invalidés parce qu’on refuse de les sauver par la phagothérapie ou l’aromathérapie a été terrible pour lui.

– Il a fait quels stages d’internat ?
– Après les horreurs des amputations, Luigi est passé au cancer.
– Il avait lu la thèse de Kelly Turner sur les survivants au cancer ?
– Oui ! Non seulement il était bien bilingue mais il était curieux !

– J’ai appris les travaux de Kelly par un patient qui est en Australie.
– À la pause café, Luigi nous racontait ses découvertes.
– Les incurables qui survivent tous de la même manière – avec la Médecine intégrée cartésienne – c’est énorme !
Ça hantait Luigi qu’en France on ait un tel retard et que ça coûte autant de vies …   

{ Le grand gars est au bord des larmes }
– Luigi n’a pas supporté de voir crever … même des jeunes … alors que …
– Pas supportable …
{ Silence }
– Et toi ? Ton suicide ?
– Je sais pas vraiment comment je fais pour me protéger, mais j’y arrive.
– Tu vas choisir quelle spécialité ?
– Je prends l’option Médecine générale et je vais faire de la Médecine totale en Suisse.
– La fuite, c’est un bon plan pour éviter le suicide. Je connais quelques médecins qui sont en Suisse ou ailleurs. Et, à l’inverse, ceux qui n’arrivent pas à fuir et qui vont très mal !
« Notre train arrive à Valence. 
Valence, cinq minutes d’arrêt ! »

– Je suis arrivé ! On se tient au courant !
– OK ! Take care man ! 

***

Le lendemain …Cher Camille,
Notre conversation fut trop courte.
Je viens de t’écrire Regards sur Seconde médecine.

En Chine, la Seconde médecine c’est la phytothérapie traditionnelle à laquelle s’ajoute l’acuponcture.

En Inde, c’est la médecine ayurvédique. 

Dans le modèle dit « occidental », c’est la Médecine qui ne soigne pas avec les molécules industrielles – c’est l’Ordre qui la définit ainsi négativement : « Médecine non-conventionnelle !!! »

Dit positivement, c’est la phytothérapie à laquelle s’ajoute plein d’autres outils thérapeutiques.

En France, la Seconde médecine est interdite mais la moitié des Français y ont recours.

Même s’ils n’emploient pas le mot « Seconde médecine ».

C’est la Médecine qui répare les dégâts du système dit « de santé ».

Les malchanceux qui attrapent une infection nosocomiale lors d’un passage à l’hôpital.

On en a parlé dans le train.

Les malchanceux dont la santé est brisée par les effets secondaires des médocs industriels.

Ceux qui ont une maladie dont la cause est inconnue, une maladie sans traitement.

Ceux à qui l’on ne trouve pas de maladie mais qui ne vont pas bien du tout.

Quantitativement ?

Les institutions ont le plus grand mal à compter les dégâts de leurs pratiques !!!

Chaque année, 100 mille patients attrapent une infection nosocomiale à l’hôpital.

Un plus grand nombre est affecté par la iatrogénie médicamenteuse de ville :

  • Pierre va très mal parce que son corps n’a pas supporte UN seul médicament.
  • Paul est au plus mal : dégâts causés par un assemblage de plusieurs médicaments.

Au total 20 mille morts par an ?

Tu vois, nous sommes en 2023 et le Ministère de la Santé ne sait pas – ne veut pas savoir – ce qui se passe dans sa propre maison !!!

La Seconde médecine a un rôle à jouer pour éviter les morts : 

  • proposer des solutions moins dangereuses que les molécules industrielles

Et pour, pour ceux qui ne sont pas encore morts :

  • aider les patients à sortir de l’intoxication médicamenteuse
  • tuer les bactéries et autres agents infectieux 
  • aider les patients à renforcer leur terrain avant une opération chirurgicale
  • idem avant un traitement par molécule industrielle dangereuse.

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