Mémoire visuelle, auditive, etc.

Réponse à une question sur Quora – ici quelques références en +

Pourquoi certains ont-ils une mémoire visuelle et d’autres une mémoire auditive?

Ce peut être génétique, culturel ou les deux.


Je n’ai pas très bonne vue.
Je suis un ancien myope et astigmate qui s’est soigné par la gym oculaire et la thérapie émotionnelle.
Cependant si, loin dans le paysage, un « petit truc » bouge, mon cerveau se met en alerte.
J’attribue cela à une prédisposition génétique – je ne suis ni chasseur ni pêcheur et passe mon temps à pianoter un clavier !!!
Avant la mémoire c’est donc la perception qui a une composante visuelle privilégiée.


J’ai des larmes quand j’entends un violon jouer la Czardas de Monti.

Je l’ai entendue quand j’étais dans le ventre de ma Maman, jouée par mon Papa.

Souvent on dit « c’est dans le sang » alors que ce sont des perceptions précoces.

Chez les tziganes, on fait écouter du violon au foetus pour le préparer à devenir violoniste.
La mémoire auditive est bien sûr importante pour la musique, l’apprentissage des langues, etc.


Un jour mon ami Henri me dit : « J’ai peur du cancer !« .
Je lui réponds : « Henri, tu m’as vu me débarrasser de mon cancer du visage en 9 mois avec des plantes, des alicaments.« 
Henri : « Je ne me nourrirai jamais autrement que ma mère m’a nourri !« 
Oui, tu as bien lu : Henri préfère mourir plutôt que de manger différemment pour sauver sa peau !
Le cerveau d’Henri a été programmé à certaines saveurs quand il buvait le sein de sa mère : ces saveurs sont constitutives de son identité.


A Noel 2020 Tati F. offre à Gil une superbe bande dessinée.

Gil va voir sa voisine : « Tu te rends compte, Tati F. m’offre cette B.D. alors qu’elle sait que je ne lis pas, elle se moque de moi !« 
Régulièrement je charrie Gil : « Alors, c’est aujourd’hui qu’on lit une demi page ?« 
De même que tels goûts sont constitutifs de l’identité de Henri, la formule affirmative « je suis un garçon qui ne lit pas ! » est constitutive de l’identité de Gil.


Le petit Jim a des problèmes pour apprendre à compter.
Par chance il se retrouve chez un thérapeute.
Un thérapeute qui observe finement.
Jim compte un deux trois quatre et à cinq il entre en panique.
Le thérapeute interroge les parents sur la vie familiale.
Il arrive avec beaucoup de patience à savoir qu’un enfant est décédé dans la fratrie.
Quand Jim arrive au chiffre 5 c’est le chiffre du cinquième membre de la famille qui est décédé.
Le thérapeute raconte à Jim une histoire de Schtroumpfs où le cinquième Schtroumpf est mort.
Jim n’a plus de problème à compter et il a « posé » le problème du frère décédé.

Les questions de mémoire, d’intelligence, d’histoire personnelle sont tricotées dans nos cerveaux.
Certains éducateurs, certains thérapeutes ont bien compris cette complexité.

Références

Antoine de la Garanderie

Marcel Jousse

Illustration

Fabrice Luchini : une mémoire innée ou acquise ?

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