En UN, il y a mon expérience de survivant.

En DEUX, en 2010, il y a la découverte choc faite par Kelly Turner – thèse université de Berkeley.
100 % des survivants font les mêmes 11 « choses » – image.
En TROIS, je découvre que, pour sauver ma peau, j’ai fait la même chose que les autres survivants.
C’est un peu normal … mais surprenant.
En QUATRE, vient la question :
Comment aider/accompagner un patient « incurable » qui a envie d’entrer dans le club fermé des survivants ?
En CINQ …
Combien de patients pas nécessairement au bord du gouffre doivent-ils faire les choses de manière aussi complète que les survivants ?

On revient en DEUX.
Les survivants font tous les mêmes 11 « choses » mais chacun à sa manière !!!
Ce que j’illustre par les 9 figures ci-contre.
Onze thérapies pour Réno
À partir de mon vécu et de celui d’autres survivants, nous allons imaginer Réno, patient incurable.
En fait, avant d’être gravement malade, Réno s’est déjà mis en chemin.
Donc, le jour ou on lui dit : « Monsieur, vous êtes incurable ! » il a déjà découvert une partie des outils pour sauver sa peau – une partie des onze thérapies.
Réno a déjà décidé : « Si un jour ça m’arrive, je sauverai ma peau ! »
Réno, nous l’imaginons après dix années de survie.
Il a sous les yeux le tableau des 11 trucs-pour-survivre identifiés par Kelly et il commente.
A Que mon vouloir vivre soit ravivé – décider de survivre
Réno parle :
Un jour, j’entends parler de psychogénéalogie.
Ça fait tilt parce que j’ai toujours dit que je tenais mon vouloir-vivre de la Maman de ma Maman – Francine – qui a affronté des adversités conséquentes – perte de proches pendant la guerre et grave maladie.
Si Francine m’a légué du vouloir vivre, peut-être un ou des ancêtres m’ont légué l’inverse.
Sur l’incitation de ma cousine, je réalise mon arbre généalogique jusqu’aux grands-parents de mes grands parents ce qui fait 2 + 4 + 8 + 16 = 30 personnes.
Je travaille cet arbre généalogique avec des thérapeutes de diverses sensibilités.
Si je suis survivant c’est que ça a marché …
Mon vouloir-vivre a été suffisant au fil de 18 années d’adversité.
B Que je devienne le pilote de mon projet de santé
Réno parle :
Le contraire d’être le pilote, c’est « être piloté ».
Autour de moi, l’on sait que je suis un survivant et, parfois, j’ai une demande :
« Comment tu as fait ?«
Le demandeur a, en général, un problème de santé « un peu » inquiétant.
Par exemple, je propose à Bernard de prendre un moment en tête à tête.
Et là, je découvre combien c’est horriblement difficile pour Bernard de passer de « je suis piloté » à « je suis le pilote ».
Bernard a peur que les médecins ne veuillent plus le soigner …
Je lui dit qu’il a raison d’avoir peur !
Que j’ai eu l’expérience d’avoir été très maltraité par certains médecins.
Mais, in fine, le moment de bascule c’est quand je suis incurable pour la médecine conventionnelle.
Donc je n’ai plus rien à perdre !!!
Et puis, il y a aussi des médecins super !
Quelle thérapie m’a permis de vivre ce tournant ?
Passer de être-piloté à être-le-pilote.
Je dirais le travail avec psychanalyste.
Je n’ai jamais travaillé sur le divan – j’ai essayé deux fois et j’ai dormi comme une bûche !!!
Le/la psychanalyste est vraiment – pour moi – la personne qui peut entendre les horreurs de mes relations avec la médecine conventionnelle.
Parce qu’être incurable … c’est vraiment un sport de combat.
1. Que les noeuds de mes émotions se détendent
Réno parle :
J’ai 20 ans quand une amie me passe le livre « Le cri primal ».
J’y lit le témoignage d’un jeune homme qui a eu la même naissance difficile que moi et le même type de séquelles.
« Il faut que je fasse de la thérapie primale ! » me dis-je …
Dix ans et quinze ans plus tard, je ferai cela en deux temps.
Chaque fois en thérapie émotionnelle de groupe et en séances individuelles.
Avec de supers thérapeutes – femmes et hommes.
Bien longtemps après, je déménage : une des thérapeutes est ma voisine !!!
2. Que j’aie des pratiques pour développer mes émotions positives
Réno parle :
Il y a un truc qui s’appelle la sérendipité : trouver quelque chose que l’on ne cherche pas.
Quand je quitte la ville où j’ai habité au temps du lycée, je me retrouve en co-location avec Noël.
C’est un passionné de yoga.
Je vais à une séance.
Je décide que mon corps raide est parfaitement incompatible avec le yoga.
Mais une porte c’est ouverte.
J’achète des livres sur les pratiques d’Inde et de Chine.
Je ferai un peu de Qi gong, un peu plus de Tai chi chuan, une pincée d’Aikido.
Je suis une éponge.
Je suis musicien « répéter » a du sens pour moi.
Répéter dans ma tête des gestes qui vont bien.
En tant que musicien j’ai aussi la notion « interpréter ».
J’interprète les apports de Chine et d’Inde.
Je pense que tout cela a été bon pour ce que Kelly appelle increasing positive emotions.
3. Que je sois à l’écoute de mon intuition et que j’accorde mes décisions d’après mon intuition
Réno parle :
Un jour, je suis à Bruxelles pour traduire le cours de Robert Dilts.
Je fais part à Robert de mes réflexions du moment :
« Il faut absolument que tu lises le livre de Lakoff sur les métaphores !«
Effectivement, c’est un ouvrage fondamental !!!
Quelle métaphore pour in-tuition ?
Le mot in-tuition. vient de l’indo-européen teu – regarder.
L’intuition c’est regarder dedans.
Pas regarder dedans lourdement mais voir les signaux subtils qui viennent de dedans.
Et surtout, faire quelque chose de ces signaux qui viennent de dedans.
L’improvisation, une histoire de signaux et d’intuition
La métaphore se précise.
Intuiter en général c’est comme ce qui se passe quand j’improvise sur un thème musical.
C’est ma passion !
En ligne il a 11 millions de documents avec le mot-clé backing track !!!
Une backing track c’est comme un fichier de karaoké – on dit aussi une grille.
On entend l’accompagnement mais pas la mélodie.
De temps en temps ça me prend.
Je prends le petit harmonica diatonique, je mets une grille de blues et j’improvise.
Je prends une flute, je mets une grille latino et j’improvise.
Je prends un instrument à corde, je mets une grille de musique rrom, j’improvise.
C’est un exercice fantastique de travail sur l’intuition.
Mon cerveau entend l’accompagnement et il m’envoie des petits signaux que je dois percevoir et utiliser pour construire ma mélodie.
***
J’ai idée que mon voisin qui dessine merveilleusement bien raconterait des choses comme ça.
Résumé
L’intuition c’est quelque chose de subtil, d’insaisissable.
Pour entrainer mon intuition, je dois faire quelque chose de concret qui ressemble à l’intuition - métaphore.
Faire de la musique, dessiner, concevoir des vêtements, des cerfs-volants, etc.
4. Que je pratique des rituels personnels et/ou collectifs
J’ai été élevé en dehors de toute religion, franc-maçonnerie, etc.
Comme on ne m’obligeait à aucun rituel, je suis devenu un passionné de rituels.
Dernièrement, sur Linked In, une collègue propose une vidéo sur la dynamisation de l’eau.
À partir de cela, je me fais mon petit rituel de l’eau.
Sur mon évier, j’ai un robinet spécial d’où coule une eau qui est passée dans deux filtres dont un filtre Doulton.
Je mets cette eau dans une bouteille de verre et la pose sur une fleur de vie.
À côté de la bouteille, je mets mon steel tongue drum – sa photo est sur WikiPédia !!!
Je joue de la musique à mon eau …
***
Un rituel n’a pas besoin d’être basé sur une vérité, une efficacité prouvée.
Pourtant … je vais voir si mon intuition de l’effet de la musique sur l’eau a été vérifiée.
Et bien oui ! Ci-après, référence Stoilov 2022 !!!
Autre chose … il y a en ligne un site intéressant avec une palette de mantras, etc.
Selon mon inspiration du moment, je psalmodie ceci ou cela …
5. Que je supprime les toxiques de mon alimentation et l’enrichisse – alicaments, etc.
Réno parle :
En principe, le thérapeute idoine se nomme « nutritionniste ».
Selon mon habitude, je vais voir du côté de Google avec deux requêtes :
« dangers du blé » = 8540 documents
« nutritionniste » « dangers du blé » = 2 documents ???
Je mets des points d’interrogations.
J’ai l’impression que c’est très difficile pour les nutritionnistes d’avoir un discours alarmiste.
L’étude de Silvester 2021 montre que les patients avec une maladie cœliaque ont beaucoup de mal à suivre un régime strictement sans gluten.
Des nutritionnistes désespérés ???
6. Que je me soigne par les augmenteurs de la Seconde médecine – phytothérapie, etc.
Réno parle :
Kelly Turner ne parle pas des augmenteurs.
Cependant, les résultats de son étude amènent à se poser la question :
« Si les survivants font les mêmes 11 choses, est-ce qu’il n’y aurait pas également des stratégies communes côté phytothérapie, etc. ?«
C’est à partir de cette question que s’est confirmé, en 2023, le concept d’augmenteurs pour toute une palette de maladies qui ont comme socle un syndrome carentiel-dégénératif.
En 2024, sur ce point, c’est le patient qui forme son praticien – naturopathe, phytothérapeute, etc.
***
À propos de naturopathe … il y a un énorme problème.
Très souvent, la médecine conventionnelle ne dit pas au patient : « Monsieur, vous êtes incurable !«
C’est le patient qui réalise la chose … en particulier quand on lui propose de servir de cobaye pour de nouvelles thérapies.
Si le patient n’est pas déclaré officiellement incurable, le/la naturopathe risque de se voir accusé-e de détourner le patient de la médecine conventionnelle en lui proposant les augmenteurs, etc.
Là encore la force du patient est fondamentale.
7. Que je me constitue un réseau d’appui – professionnels, etc.
Réno parle :
Pour la plupart des patients, il est inimaginable qu’il puisse y avoir trois systèmes de médecine.
UN La médecine visible, dite conventionnelle ou officielle.
DEUX La Seconde médecine – les mille sortes de praticiens dont l’inventaire est en cours.
TROIS Un projet peut-être illusoire d’additionner les deux médcines.
En France, la Seconde médecine fonctionne un peu comme un réseau de résistance pendant l’occupation de 39-45.
Certains des praticiens – médecins en particulier – sont mis « sous terreur » par l’Ordre.
« On nous empêche de guérir les patients laissés pour compte par les zélateurs de la molécule industrielle et autres techno-sciences. » dit un médecin-sous-terreur.
Le patient incurable découvre donc un monde plus ou moins clandestin.
Une partie des praticiens de la Seconde médecine ont émigré dans les pays périphériques de la France.
N.B. : Cette réalité met quantité de patients et de praticiens très mal à l’aise.
Il y a besoin impératif de praticiens qui accompagnent le patient là dedans !
8. Que j’aie une activité physique – marcher, danser, massages, etc.
Réno parle :
Ma principale activité physique consiste, chaque matin, à me masser consciencieusement le ventre avec de l’huile de nigelle et quelques gouttes de taxifoline.
C’est très insuffisant … mais c’est beaucoup mieux que rien !!!
À cela s’ajoute la kiné, l’ostéopathe.
La méthode Feldenkrais – attaquée sur WikiPédia.
Ideokinesis voir aussi psycho-neuro-immunologie
9. Que je fasse les changements nécessaires dans mon environnement – géobiologie, articulation aux autres, job, etc.
Réno parle :
Un jour, je discute avec l’infirmière de mon entreprise et elle me propose d’aller à une conférence de Rémi Alexandre, architecte, auteur le l’ouvrage Votre maison vous-même.
C’est ainsi que je découvre qu’une maison n’est pas qu’un assemblage de minéraux !!!
Quand ce sera le moment, je ferai bon usage la géobiologie.
***
Avoir le mauvais job est un bon paramètre pour être malade.
***
Un jour une cadre hospitalière me demande une consultation urgente.
Elle fait partie d’une loge maçonnique extrêmement toxique.
Somme toute, avoir onze thérapeutes …
Au total – avant et après son incurabilité – Réno a eu + de 11 thérapeutes.
Au lieu de partir en vacances, il a fait des groupes de thérapie émotionnelle.
Un autre été, il a trouvé une petite place dans une carrière souterraine et a sculpté la pierre.
Plusieurs étés, il a été en cure thermale.
Deux étés, il a construit « en bande » sa petite maison en ossature bois et paille.
Trois étés, il a fait de la musique.
Etc.
Réno est survivant !
C’est un choix de vie.
Note
Article Kelly Turner
Références
Silvester JA, Therrien A, Kelly CP. Celiac Disease: Fallacies and Facts. Am J Gastroenterol. 2021 Jun 1;116(6):1148-1155. doi: 10.14309/ajg.0000000000001218. PMID: 33767109; PMCID: PMC8462980.
Stoilov A, Muncan J, Tsuchimoto K, Teruyaki N, Shigeoka S, Tsenkova R. Pilot Aquaphotomic Study of the Effects of Audible Sound on Water Molecular Structure. Molecules. 2022 Sep 26;27(19):6332. doi: 10.3390/molecules27196332. PMID: 36234868; PMCID: PMC9573228.

Cet article me titille car le champ de la libération émotionnelle et l’impact sur les maladies, font partie de mon job. Je suis surprise par le mot incurable qui ne fait plus partie de mon vocabulaire et aussi la notion de survie. Je suis guérie de 2 maladies incurables et j’ai écrit un livre. Je pratique une approche en santé émotionnelle qui permet très facilement en une seule séance parfois de passer de la survie à la vie en se libérant des paquets émotionnels qui nous bloquent. Pas besoin de chercher les émotions positives, juste se libérer des émotions perturbatrices, notre état naturel est la joie. Pour moi pas besoin de 11 thérapies, une seule mais la bonne adaptée au besoin de la personne.
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Merci Émeline.
Cela m’inspire un article.
Le syndrome du sauveur unique
Je te souhaite de belles aventures.
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Merci Christian pour cet article inspirant!!
Je suis convaincu en effet que rien n’est irréversible, Hippocrate disait » la force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin « .
Il ne tient qu’à nous de réveiller cette » force vitale auto-guérisseuse »! Alors oui, soyons actrices et acteurs de notre santé, de notre mieux être et nous serons naturellement guidés vers les personnes qui sont justes pour nous.
Car oui « tout est juste » pour nous êtres de lumières qui sommes venus expérimenter la matière et la dualité dans cette vie que nous avons choisi.
Mais rappelons nous que la lumière, le divin est en chacun de nous!
Nous pouvons nous libérer des programmes toxiques, des traumatismes inscrits en nous depuis l’enfance ou par le transgénérationnel, laisser s’exprimer les émotions négatives qui parfois nous rongent, mettre en place des réformes alimentaires, des habitudes de vie positives et ainsi nous reconnecter à la partie divine qui est en chacun de nous.
Être actrices et acteurs de notre santé en conscience que bien plus que ce corps physique, nous sommes avant tout des êtres spirituels, émotionnels, énergétiques et vibratoires!!
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Oui Camille ! Les scientistes nous ont promis la santé si nous mettions le spirituel à la poubelle. Et puis … Épidémie de cancer colossale, bactéries qui se moquent des antibiotiques, impuissance face aux virus : merci +++ aux scientistes !!! Malraux a prédit l’insuffisance du scientisme. Lui qui a fait la guerre a eu l’expérience que, pour sauver son corps, il faut monter dans les étages de l’intellect et au dessus – Frossard affirme qu’il a parlé d’une nécessité du mystique. La découverte de Kelly Turner est que 100 % des survivants ont fait quelque chose dans l’au-delà de. « Un bon scientiste est un scientiste mort. » Quelle ironie !!!
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